Sur l’université et ses maquereaux

« Sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre »

Il est d’usage, depuis quelques années maintenant, de défigurer tes statues, de décrier ta glorieuse histoire, Mère Patrie. J’ai bien trop souvent vu errer sur les campus universitaires ces petits roquets matricides cracher leurs glaviots sur ton drapeau au nom d’une prétendue lutte anticapitaliste et décolonialiste. Roquets auxquels l’organisation universitaire n’est que trop heureuse de fournir une tribune et un porte-voix. Ah, l’université moderne, que l’on pourrait longtemps pérorer sur les déboires de cette vieille catin sur le retour ! Non contente de fièrement proposer un discours politique à sens unique, elle est sans cesse à l’affût du moindre geste de groupes étudiants — incarnés à l’ULB par le COMAC et l’USE – pour soulever ses jupons et écarter ses cuisses défraîchies.

Notons qu’elle déploie des trésors d’ingéniosité pour s’attirer de nouveaux clients, concédons-lui au moins ça. Elle se pomponne du fard bien-pensant, s’attire les faveurs de ses maquereaux en mâtinant ses mots aguicheurs de points médians, et tout ça pour sacrifier l’intégrité, son gosse déjà agonisant, sur l’autel de la diversité. Oh, mais elle est toujours aux aguets, la vieille putain de Babylone, elle est bien consciente d’être entretenue par ses futurs meurtriers, et elle se complaît dans son statut de cadavre en sursis avec d’autant plus d’ardeur, célébrant d’avance ces funérailles comme des noces…

As-tu jamais rencontré cette vieille folle, la libre pensée ? Comment crois-tu qu’elle se présente ? Fit dire Drieu de la Rochelle à Gilles. Un lorgnon, des aisselles sales, et une grande ignorance de la vie. Lui rétorque-t-on.

Remarquez, les universités n’ont jamais été des espaces de discussions neutres, en particulier l’ULB. Elle a toujours proclamé dès qu’elle en avait l’occasion, le front fier et les seins à l’air, qu’elle était la figure de proue d’un combat progressiste aussi futile que démesuré. Mais désormais, tout discours contraire au sien semble complètement radié, et cela grâce à un habile procédé ; elle délègue la basse besogne de censure aux groupes étudiants, encourageant leurs comportements gamins avec une apathique complaisance. Jamais vous ne constaterez une prise de position ferme face aux braillements des groupes d’extrême gauche, toujours les mêmes courbettes révérencieuses, les mêmes poncifs de vivre-ensemble, d’inclusivité régurgités ad nauseam.

Pourquoi donc laisser aux petits voyous embourgeoisés le loisir de décider du cap politique à suivre sur le campus, s’ils précipitent immanquablement la frégate universitaire sur les plus proches récifs ?

Car ils expriment la haine farouche, profondément enfouie, que l’université ne peut se permettre de publiquement afficher. Elle honnit l’Occident et tout ce qu’il représente. Le principe de nation, la chrétienté, le trop brillant passé Européen, que d’horribles obstacles à abattre ! Et le pire dans tout cela, c’est que leur machination fonctionne à merveille ; tout sentiment exaltant l’amour pour la Patrie y est réprouvé et moqué, la grandeur de la Belgique éternellement réduit à son passé colonialiste. Le nationalisme ne représente désormais dans l’œil estudiantin qu’une fétichisation d’une relique poussiéreuse appartenant à un temps révolu, alors qu’elle est, au contraire, une doctrine on ne peut plus intemporelle. Elle dérive de cette observation toute expérimentale, à savoir que notre individu ne peut trouver son ampleur, sa force, son épanouissement que dans le groupe naturel dont il est issu. L’homme occidental qui s’accomplit est celui qui assume sa place au sein d’un groupe, l’organe local de cet homme est la nation, plus profondément encore la région, et plus profondément encore la famille. Ou plutôt, nation, région, famille ne font qu’un.

Je compléterai tout de même cette citation en y introduisant un concept supplémentaire : la Paroisse, de loin l’organe le plus nécrosé. L’Église catholique a depuis longtemps du plomb dans l’aile, ce n’est un secret pour personne — et à partir de Concile de Trente, pas même pour elle-même. Et dans les milieux académiques, l’heure est venue de mettre un terme au règne du Dieu chrétien, il faut le garrotter, bâillonner ses enfants, détruire ses icônes. Car la Paroisse est la pierre angulaire sur lesquels reposent les trois autres piliers : éroder la Chrétienté, c’est directement saper la nation, la région, et surtout la famille. Et pour ce faire, l’université a édifié une nouvelle religion dont l’université s’est faite le temple, c’est le culte dénué de Dieu, le culte des concepts dorénavant creux, comme Tolérance et Intersectionnalité… Mais comptez bien sur les nouveaux apôtres estudiantins pour vous les prêcher !

N’est-il, dès lors, pas trop tard ? La peste déracinante n’en est-elle pas déjà à son stade terminal ? Non. Non, au contraire, vous seriez surpris de constater à quel point les âmes presque flétries à nouveaux fleurissent une fois correctement abreuvées et illuminées. L’âme est lente et indolente, toute prête à doucement sommeiller quand elle est conspuée. Elle se cache et se terre, anesthésiée. Mais elle est destinée à brûler, l’âme, promise à se consumer, à alimenter un feu. Ensemble, nos aïeux ont éveillé ce brasier que les siècles n’éteindront pas, préservons et attisons cette flamme, jusqu’à ce qu’elle éclaire à nouveau l’Europe, et qu’elle nous dévoile les sentiers de l’humanité.

Ohne Kreuz keine Krone

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