Interlude poétique

Victor Hugo – Il faut que le·la poèt·e·sse


Il faut que le·la poèt.e.sse, épris·e d’ombre et d’azur,
Esprit doux et splendide, au rayonnement pur,
Qui marche devant tout·e·s, éclairant ce·lle·ux qui doutent,
Chanteu·r·se·s mystérieu·x·se·s qu’en tressaillant écoutent
Les femmes, les songeu·se·seur·s, les sages, les amant·e·s,
Devienne formidable à de certains moments.
Parfois, lorsqu’on se met à rêver sur son livre,
Où tout·e berce, éblouit, calme, caresse, enivre,
Où l’ âme à chaque pas trouve à faire son miel ;
Où les coins les plus noirs ont des lueurs du ciel,
Au milieu de cette humble et haute poésie,
Dans cette paix sacrée où croit la eur choisie,
Où l’on entend couler les sources et les pleurs,
Où les strophes, ois·eaux·elles peint·e·s de mille couleurs,
Volent chantant l’amour, l’espérance et la joie,
Il faut que par instants on frissonne, et qu’on voie
Tout à coup, sombre, grave et terrible au, à la passant·e,
Un vers fauve sortir de l’ombre en rugissant !
Il faut que le·la poèt·e·sse aux semences·ovaires fécond·e·s
Soit comme ces forêts vertes, fraîches, profondes,
Pleines de chants, amour du vent et du rayon,
Charmantes, où soudain l’on rencontre un·e lion·ne.

 

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